Journée d'étude "Territoires désarticulés du sacré", 13 mars 2020 à l'Ecole des Arts décoratifs.
Dans le cadre de la Chaire «La jeune création et le sacré», initiée par la Fondation d’entreprise AG2R LA MONDIALE pour la Vitalité artistique en partenariat avec l’École des Arts Décoratifs
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La notion de sacré, difficile à définir quant au contenu, se repère peu-têtre plus facilement à partir de son mode opératoire, qui est de séparer des espaces et de définir des moments hétérogènes par rapport au temps du quotidien. La dénomination «art sacré», quand elle ne désigne pas un répertoire artistique appartenant au patrimoine mais une expression contemporaine, peut faire l’objet de polémiques, et ce à plusieurs moments de l’histoire de l’art. La révélation dans la Bible entretient un rapport parfois critique vis-à-vis de la notion de sacré Programme et de son rôle séparateur. Comment tâcher d’y voir clair? On s’efforcera de faire dialoguer la théologie et l’anthropologie.
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Malgré la présence continuelle du fait religieux dans l’art de toutes époques et cultures, voire à la source même de l’art, on chercherait en vain sa présence dans les écoles actuelles. Pourtant, les projets d’étudiant·e·s liés aux questions du sacré, du spirituel et des religions, qu’elles soient « du Livre » ou sans livre, tendent à se multiplier. On constate le désir, parfois confus, de recourir à des traditions, locales ou non. Ces projets recouvrent une grande variété de propositions, d’approches et de thématiques, depuis les plus ésotériques jusqu’aux plus institutionnelles. Comment alors réintroduire ce sujet si vaste dans la création contemporaine ?

Pour apporter quelques débuts de réponse, cette journée de rencontres a réuni une dizaine d’invité·e·s portant des points de vue très variés, conduisant des explorations prudentes ou imprudentes à travers ces territoires désarticulés, croisant des approches anthropologiques, littéraires, économiques ou artistiques – sans volonté d’épuiser le sujet.

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Céline du Chéné, journaliste, "Sorcière : une spiritualité multiforme"

Fascinante pour certains, maléfique pour d’autres, la sorcière a toujours peuplé notre imaginaire collectif, à travers les âges et les arts. Figure historique autrefois traquée et brûlée, elle est devenue, aujourd’hui, synonyme de savoir, d’indépendance et de puissance. Au-delà de l’engouement marketing de ces dernières années, nous allons chercher à comprendre comment et pourquoi la sorcière est devenue l’incarnation d’une nouvelle forme de spiritualité, mêlant à la fois, magie, politique, art et nature.
Céline du Chéné est auteure de documentaires à France Culture et chroniqueuse à Mauvais Genres, émission où elle se consacre aux marges artistiques, à l’étrange et l’érotisme. Elle a publié Les Sorcières, une histoire de femmes (Michel Lafon/ France Culture 2019).
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Malgré la présence continuelle du fait religieux dans l’art de toutes époques et cultures, voire à la source même de l’art, on chercherait en vain sa présence dans les écoles actuelles. Pourtant, les projets d’étudiant·e·s liés aux questions du sacré, du spirituel et des religions, qu’elles soient « du Livre » ou sans livre, tendent à se multiplier. On constate le désir, parfois confus, de recourir à des traditions, locales ou non. Ces projets recouvrent une grande variété de propositions, d’approches et de thématiques, depuis les plus ésotériques jusqu’aux plus institutionnelles. Comment alors réintroduire ce sujet si vaste dans la création contemporaine ?

Pour apporter quelques débuts de réponse, cette journée de rencontres a réuni une dizaine d’invité·e·s portant des points de vue très variés, conduisant des explorations prudentes ou imprudentes à travers ces territoires désarticulés, croisant des approches anthropologiques, littéraires, économiques ou artistiques – sans volonté d’épuiser le sujet.

Plus d'informations concernant la Chaire « La jeune création et le sacré » : ensad.fr/partenariats/chaires/chaire-jeune-creation-sacre

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